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La mode ethnique selon Namacheko Made in Belgium

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Pendant la présentation presse de la collection de Namacheko, pendant la semaine de la mode de Paris, nous avons eu l’occasion d’échanger avec le créateur sur ses inspirations et ses ambitions futures.


KODD MAGAZINE : Pouvez-vous nous parler de vous et de Namacheko ?

Namacheko : J’ai été élevé en Suède, j’y ai habité dès l’âge de 8 ans. Namacheko rend hommage aux réalités de ce pays. Il ne s’agit pas forcément de la façon que les habitants ont de s’habiller mais plus de la représentation de leurs rêves.

KM : Quelques mots sur vos débuts à la semaine de la mode de Paris ?

N : C’est notre première collection. Elle a été produite en Belgique. Nous travaillons beaucoup là bas. Nous serons présents à Paris chaque saison. Je ne veux pas être ailleurs. Nous ne venons pas directement du milieu de la mode, nous n’avons pas fait d’école, par exemple. Donc nous avons besoin d’expérience. J’ai condensé la collection pour ne pas que cela fasse trop d’un coup. Mais il y a aura bien un défilé un jour !

KM : Des futurs projets… Une boutique à Paris ?

N : Je n’ai pas envie d’ouvrir une boutique à Paris. Nous ne ferons que présenter nos collections ici pour le moment.

KM : Pouvez-vous décrire votre univers et celui de Namacheko ?

N : Nous créons un prêt-à-porter pour homme mais les femmes sont également invitées à porter nos créations. Cela leur va bien ! Nous faisons dans le minimaliste et chaque pièce a une signification précise, comme les rêves que les hommes peuvent avoir par exemple. Il y a beaucoup de rouge, de noir et de vert. Nous nous sommes inspirés des communautés ethniques qu’il y a chez moi. Elles sont toutes en ville mais ne s’entendent pas entre elles, même si elles parlent la même langue. Mais cela crée un parallèle entre les couleur fortes mais qui s’assemblent tout de même.

KM : Quelles matières utilisez-vous ?

N : J’utilise de la peau de phoque. Je le fais en collaboration avec Copenhague. Les phoques sont naturellement chassés au Groenland. Ils mangent leur viande et se font également des vêtements avec la peau. Ce ne sont pas des animaux de ferme. J’utilise aussi de la laine d’Écosse et du cachemire italien.

KM : Quelles sont vos influences ?

N : Certaines formes sont inspirées des gilets par-balles de la Première Guerre Mondiale. Les vêtements ont été confectionnés par des artisans de la fourrure à Copenhague. D’autres pièces sont inspirés du roman 1984, des plumes d’oiseaux.. Quelques autres looks sont inspirés de la chrysalide d’un papillon. Il y a aussi dans ma collection des bijoux traditionnels féminins, très old school. Ils sont inspirés des balles de fusils. Les hommes ont eux des étuis.

J’ai dessiné la collection avec ma soeur. Nous sommes tous les deux étudiants en ingénierie civile, ce qui constitue notre arrière-plan créatif. Nous avons voulu mettre cela en relief dans l’architecture de notre collection qui est très inspirée de l’architecte espagnol Gaudi.

KM : Qu’en est-il du futur ?

N : La collection devrait être en magasins en aout. Nous ne la présenterons qu’à Paris. Depuis 4 jours, nous avons un showroom, ce qui permet aux acheteurs de regarder la collection et de choisir les pièces qu’ils souhaitent. Nous espérons que notre travail porte ses fruits !

Propos recueillis par Wendy Marèbe
Traduction Margot Viel
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